Indemnisation des dommages en cas de catastrophes naturelles

Pour les gens résidant dans des régions, qui présentent une palette, de risques de catastrophes naturelles, assez large, il est primordial d’être couvert contre les éventuels dégâts occasionnés, dans le souci de protéger et de pérenniser ses biens.

Voici donc les informations nécessaires et les démarches à suivre pour être remboursé de manière satisfaisante.

La garantie catastrophe naturelle

Cette garantie couvre, par arrêté ministériel, le montant des dégâts et risques matériels causés directement par des éléments naturels irrépressibles, sur la base du principe de mutualisation entre tous les assurés.  C’est au titre de cette assurance catastrophe naturelle que les victimes peuvent être indemnisées, si elles possèdent déjà une assurance de dommages multirisques habitation, entreprise ou automobile.

L’arrêté a pour fonction de déterminer les zones touchées par le sinistre, la durée de celui-ci, ainsi que la nature détaillée des dommages et leurs causes directes.

Selon Jacques Relion du site cieleden.com, expert  en assurance vie et en assurance des risques naturels, il faut, cependant, noter que l’assuré reste en charge d’une franchise fixée légalement ; à savoir, 380 euros pour les biens d’habitation et non professionnels et un minimum de 1.140 euros pour les biens à usage professionnel, mais qui doit s’élever à 10% des dommages matériels directs causés.

Outre les véhicules terrestres à moteur, la franchise est adaptée aux autres biens répétitivement endommagés par les mêmes épisodes naturels récurrents, en fonction des constatations faites à l’issue de l’état de catastrophe naturelle et ce, au cours des cinq dernières années de la date de la plus récente constatation. Ainsi, si la région touchée n’est pas munie d’un plan de prévention des risques, la franchise est doublée au troisième arrêté rapportant le sinistre, triplée au quatrième et quadruplée pour tous les arrêtés suivants.

La garantie tempête

Les tempêtes ne rentrent pas dans le catalogue des catastrophes naturelles indemnisées par l’état. Heureusement, tous les contrats d’assurance incluent une garantie spécifique concernant les dégâts, qui peuvent quand même être assez importants, causés par les tempêtes et les pluies. L’actionnement de cette garantie tempête est systématique, si la victime est assurée et ne nécessite pas la mise en marche de démarches particulières ni la reconnaissance d’un état de catastrophe naturelle.

Cette garantie est un complément de celle relative aux catastrophes naturelles, car elle prend en charge pratiquement tout ce qui est exclus de la palette étatique, notamment les dégradations et dégâts occasionnés par la pluie, la neige, la grêle et les vents forts, ainsi que certains dommages indirects, survenus au cours des 48 heures suivant le sinistre, comme les honoraires d’expert, les frais de démolition et déblais des décombres, les frais électriques, etc.

L’expertise

En fonction de l’ampleur des dommages, comme l’atteinte à la structure fondamentale du logement ou la perte de la jouissance d’habitation, un recours à un avis spécialisé peut s’avérer pertinent.

Ainsi, l’assureur pourra, en cas de besoin, désigner un expert professionnel qui saura faire l’état des lieux et fixera le montant exact des dommages, en accord avec l’assuré et l’assureur.

En général, votre assurance couvre également les frais de pompage, de nettoyage et de désinfection nécessaires après un sinistre naturel, ainsi que les externalités négatives découlant d’un excès d’humidité ou d’une stagnation d’eau au sein les locaux, toujours consécutives à une catastrophe naturelle.